Le refuge et les prosternations 2

C’est une pratique spéciale du refuge 3 qui permet d’établir une très forte connexion avec l’éveil et la lignée. Pour qu’elle s’instaure efficacement, deux éléments sont nécessaires : d’une part, notre confiance et notre aspiration, que nous avons déjà comparées à un anneau et, d’autre part, l’influence spirituelle et la compassion des bouddhas, semblables à un crochet. Le crochet est toujours là, mais pour qu’il nous accroche et qu’il ait de l’emprise sur nous, encore faut-il l’anneau de notre confiance. Cette confiance nous relie profondément aux refuges et permet d’écarter les obstacles tout en regroupant les facteurs favorables. C’est pourquoi, parmi les ­quatre préliminaires, cette pratique spéciale du refuge est le premier.

En présence du domaine de refuge que nous nous représentons devant nous, nous-mêmes et tous les vivants entrons en refuge en les Trois joyaux et les Trois sources. Les Trois joyaux sont le « refuge extérieur », les Trois sources sont le « refuge intérieur », les six réunis en la personne du lama constituent le « refuge secret » ; l’éveil des Trois corps du bouddha, le « refuge d’ainsité » ou « refuge absolu » 4. Prendre ainsi refuge est une pratique très puissante qui se fait avec tout notre être : corps, parole et esprit. Avec l’esprit, nous imaginons la présence du domaine de refuge, et générons une profonde confiance et aspiration ; avec la parole nous récitons la formule du refuge et avec le corps nous faisons les prosternations 5